| Carte d'approche Le Versoud | Carte d'approche St Geoirs | Carte d'approche L'Alpe d'Huez |
| Réduction des nuisances | Points de reports et habitudes | Etude Environnement Sonore |
APPROCHE
A VUE
Le tracé des
trajectoires aériennes de l’aérodrome du Versoud permet maintenant
aux pilotes d’éviter le survol au décollage des zones habitées
du hameau de l’isle à Lancey au nord, et des quartiers et lotissements
des Chenevières à Domène au sud.
Ces procédures sont l’aboutissement de plusieurs mois
de travail concerté entre la direction de l’aérodrome, les
utilisateurs de la plate-forme et les instances de l’Aviation Civile afin
de réduire les nuisances imposées aux riverains du terrain,
en conservant le plus haut niveau de sécurité du trafic aérien
local.
Cette modification majeure est la suite logique des efforts constants des utilisateurs de la plate-forme du Versoud pour pérenniser leur activité dans un environnement dont l’urbanisme s’est fortement développé ces dernières années. Des budgets à 6 chiffres ont été débloqués ces dernières années par les différentes associations du terrain pour équiper les avions de silencieux ; l’Aéroclub du Dauphiné ayant pour sa part commencé l’année 2000 en remplaçant trois de ses appareils par des avions entièrement neuf conformes aux plus récentes évolutions des normes anti-bruit.
Avec 260 appareils basés, 70 salariés, un bon millier de pilotes et une moyenne stabilisée à environ 75 000 mouvements annuels depuis 1990, La plate-forme du Versoud reste une infrastructure primordiale pour la région, tant du point de vue des activités touristiques et sportives, que de celui de la formation des pilotes, du support au tissus économique grenoblois ou de la Sécurité Civile. Si l’ensemble des partenaires et utilisateurs de l’aérodrome se félicitent des nouvelles procédures publiées cette semaine, ils n’en espèrent pas moins qu’elle ne serviront pas de prétexte à urbaniser davantage encore l’environnement immédiat des pistes.
| La mesure du bruit | L'appréciation des nuisances | L'étude |
| Le protocole d'étude |
Résultats des études comparatives de configurations de vol :
Pour chaque train de 3 mesures, les écarts constatés sont
très faibles, ce qui permet de tirer une moyenne fiable du niveau
sonore pour chacune des configurations testée, exprimé en
dB(A) dans les trois schémas (Fig.2).
A noter pour une meilleure appréciation des niveaux de bruit
mesurés, que le bruit ambiant dans notre paisible vallée
du Grésivaudan s’établit sur tous les points de mesure entre
40 et 50dB(A).
| Le
décollage :
Le montage d’un silencieux autorise un gain de 4,5dB(A), soit 60% de l’énergie sonore. Pour l’oreille, ce gain se traduit par une baisse sensible du niveau de bruit perçu de l’avion, confortée par la sensation d’un bruit moins “ rugueux ”. Il est intéressant de noter que ce gain est effectif même si l’altitude de survol en montée normale baisse d’une cinquantaine de ft à cause de la légère perte de puissance que l’équipement génère. Attention toutefois aux avions moins puissants, pour lesquels la perte d’altitude de survol au décollage pourrait contrebalancer le gain en intensité sonore. Une montée à pente max. permet de gagner encore 2dB(A) sous la trajectoire grâce à un passage 150ft plus haut ; La combinaison d’un avion équipé et d’un décollage à pente max représente donc au final un gain considérable de 6,5dB(A), soit 75% de l’intensité sonore. |
Le tour de piste
:
700ft, ou 1000ft ? En fait peu d’écarts entre ces deux altitudes
de survol en vent arrière. On note même que si le bruit est
légèrement plus faible sous la trajectoire pour un survol
plus haut, la zone de perception est plus étendue (2dB(A) de plus
à 1500m de la trajectoire), ce qui, en termes de volume de nuisance,
est certainement péjoratif.
|
![]() |
![]() |
![]() |
L’atterrissage :
Qui n’a jamais loupé son plan d’approche ? Un poil trop bas à
mi-chemin de la finale, un coup de gaz pour retrouver le plan et arriver
à la piste pas trop en vrac.
|
Conclusions.
![]() |
Un silencieux est donc bien efficace contre le bruit, grâce à
un gain que l’on peut mesurer à 60% de l’énergie sonore des
avions. C’est aussi le moyen le plus voyant pour montrer aux riverains
que vous faites des efforts pour atténuer leurs souffrances.
Mais l’enseignement le plus important de cette étude concerne les autres moyens, tout aussi intéressants, moins coûteux et à la portée de chaque pilote, dont nous disposons pour encore considérablement diminuer les nuisances reliées à notre activité. C’est le régime du moteur qui génère le plus de bruit ; à cause du moteur bien sûr, mais aussi de l’hélice, d’autant plus bruyante qu’elle tourne vite. 300 ou 400 tr/mn de moins au tachymètre atténue de façon très significative le verdict du sonomètre. Au décollage dans des zones sensibles, une montée un peu plus forte que d’habitude allégera d’un pourcentage important une charge en décibels lourde dans cette phase du vol. Et puis un dernier détail : les sonomètres décalés des trajectoires sont tous formels : un écart de seulement 200m, pour éviter le survol d’un village, ou d’un groupe de maisons, fait aussi instantanément chuter le bruit d’une dizaine de décibels. Un des gains les plus importants constatés dans cette étude. |
Une étude complète sur l’environnement sonore de la vallée
avait été menée en 1999 à la demande de la
Commission Consultative de l’Environnement afin d’établir
une cartographie claire du paysage sonore lié à la présence
de l’aérodrome du VERSOUD. Si elle avait mesuré un niveau
de bruit moyen dans les zones sensibles n’atteignant pas le seuil toléré
pour les infrastructures routière, les sites placés directement
sous les axes de décollage des pistes 04 vers le nord et 22 vers
le sud n’en étaient pas moins soumis à des niveaux proches
des 60 dB(A) en période de forte activité, soit un niveau
de gène évalué comme « moyen » (un niveau
de gêne important étant admis à partir de 70dB(A).
L’étude, menée par les spécialistes du Pôle
Compétence Bruit de la DDASS, avait par ailleurs démontré
une réduction très sensible de la nuisance sonore (environ
50% de la perception du bruit) pour un décalage de 100 à
200m de la trajectoire adoptée par les avions.
Un virage de 10° au décollage fait donc dorénavant
partie de la procédure standard, évitant le survol direct
des deux sites les plus exposés, et réduisant d’autant la
gêne des habitants.